« Le bonheur est une question d'habitude »

Le blog d'Olivier FAURAX

Je suis Docteur en informatique

Ajouté le jeudi 3 juillet 2008 à 23h32 / ma vie mon boulot

Ça y est !

Après tous ces efforts, après toutes ces galères, j'ai soutenue ma thèse aujourd'hui.

Mise à jour (12/07 à 19h53) :
À la demande générale, voici les photos de ma thèse.

Réveil

Tout a commencé ce matin par un réveil difficile après une nuit ponctuée par de petites insomnies.
Petit déjeuner, douche, costard. En voiture... avec tout ce qu'il faut pour le pot de soutenance, préparée par ma famille.

J'ai pensé à tout : présentation dans l'ordinateur, dans 2 clés USB et sur le réseau.
Le seul élément incertain : le rétroprojecteur. Comment va-t-il être géré par l'ordinateur, qui n'a pas de dual boot ? (oui, je vis dangeureusement).
Ouf ! En utilisant l'outil de configuration de NVidia et en désactivant l'écran de l'ordi, tout s'affiche sur le rétroprojecteur.

Ma présentation sera donc entièrement basée sur des logiciels libres. Elle a été rédigée en utilisant beamer (pratique pour récupérer les illustrations du manuscrit en LaTeX), j'ai utilisé Evince pour l'afficher en plein écran sur le rétroprojecteur utilisé sous Mandriva Linux.

Présentation

10h10, ça commence : « Bonjour,... » et c'est parti. Je me souviens avoir pensé, sur le 4ème transparent : « Ça y est, j'y suis ». Et j'ai continué.

Lorsque je suis arrivé au dernier transparent, j'ai senti que c'était bientôt fini. J'ai terminé, avec un grand sourire, par « ... et je vous remercie de votre attention ».
L'effet du grand sourire a été immédiat, quelques personnes ont timidement essayé d'applaudir, mais personne n'a suivi.

Questions du jury

Dans l'ensemble, le ressenti de la thèse a été positif.

J'ai eu la chance d'avoir, dans le jury, deux personnes dont j'ai cité les travaux lors de ma présentation.
Non pas par cirage de pompes, mais parce que leur travaux font référence dans le domaine. L'un deux est même cité plusieurs fois dans wikipedia.
Leurs questions étaient de vrais cadeaux : non seulement elles témoignaient d'une réelle connaissance du sujet, mais elles ouvraient de nouvelles perspectives à mes travaux.
Et tout ça avec une pointe d'humour : je pense être un des rares docteur à qui l'on a parlé de Terminator pendant sa soutenance ! Imaginez une attaque par faute sur un robot...

Passer après ces 2 personnes était un peu difficile pour le reste du jury, mais les remarques et questions sont restées sympathiques, même si parfois elles étaient un peu en marge du sujet.

J'ai apprécié aussi qu'un membre du jury avec qui j'ai travaillé mentionne mes qualités relationnelles (ouais, je suis sympa !).

Délibération

La délibération ne m'a pas paru très longue, probablement parce que j'en ai profité pour discuter avec tous ceux qui étaient venus me voir.

D'abord, tous les membres du labo SAS du CMP. Ils ont été d'un grand soutien tout au long de la thèse, et les avoir dans le public m'a bien aidé. Merci à tous !

Des représentants des associations auxquelles je participe sont venus me soutenir : Hervé Maillou de l'Harmonie Municipale d'Aix-en-Provence, et Mireille et Adeline Pacheu du groupe d' Espéranto d'Aix-en-Provence. Ça m'a vraiment fait plaisir de me savoir entouré.

Et Rémi Pavard, qui a fait la route depuis la Haute-Savoie dans la journée, juste pour me voir faire le guignol en costard. T'es impressionnant, Rémi, si, si.

Et le plus grand merci à Maman, Papa et Fréro.
« Tu l'as fait » « Oui, je l'ai fait ».

Résultat

Le jury se mets en ligne, le président s'avance : « Compte-tenu de la qualité des travaux...
... nous vous attribuons le grade de Docteur en informatique de l'Université de la Méditerranée. »

C'est dit. Poignée de main chaleureuse. Photo. « Félicitations ! » « Merci ! ».
Je serre la paluche à tout le jury et finis par une bise à Assia.

Le Président : « Ha oui, j'oubliais, avec la mention Très Honorable ». He ben, ça fait toujours un bonus...

Et c'est fini...

C'est le pot, les petits fours, les félicitations de tout le monde, les avis de chacun sur les remarques et questions du jury.

C'est terminé, voilà, tout ça pour ça.

À partir de maintenant, tous ceux qui m'appelaient « Monsieur » m'appelleront « Docteur », et ça ne changera rien.

L'association Sauvons la recherche a été lancée en 2006 pour tenter de faire entendre la voix des chercheurs français.

Ils viennent de tourner un documentaire sur la réforme pour l'autonomie des universités qui est bien fait, intéressant, assez objectif.

Ça vaut le coup de le voir. Si vous n'avez pas le temps, voici un petit résumé. Si j'ai fait un contresens ou un raccourci trop grossier, n'hésitez pas à me corriger dans les commentaires.

Merci à Cyrille Hurstel pour la relecture.

Première partie

Pour les (grandes) entreprises européennes, dans un rapport de 1989 (repris par l'OCDE), l'Université doit apprendre à se rapprocher du monde de l'entreprise et l'enseignement supérieur doit n'être qu'un prestataire de service éducatif parmi d'autres, qui pourraient être privés.

Parce qu'elles ont des directions collégiales qui recherchent le consensus, les universités sont jugées inflexibles. La réforme souhaite des gouvernances uniques, pour aller vers une dérégulation et la mise en concurrence des universités, et rejoindre cette mission de prestataire de service.

Le classement de Shanghai a fourni une base pour la critique des universités françaises. Cependant, il ne prend en compte que les performances de recherche et non d'enseignement. Il ne mesure donc pas la qualité des universités, mais plutôt leur efficacité de recherche.

Les mauvaises performances des universités françaises dans ce classement sont attribués au modèle d'organisation sur fonds publics et de démocratie interne. La solution proposée est de rapprocher les universités d'entreprises en concurrence.

Comme il est difficile de convaincre les universités de rentrer en concurrence, la réforme a été appelée « Autonomie des universités », alors que leur autonomie est justement garantit par le fonctionnement actuel.

Ensuite, on a un morceau de l'allocution de Sarkozy du 20 juin 2007 :

« Dans tous les pays qui réussissent, on a l'autonomie. »
« On peut adapter les programmes de recherche à la réalité du tissu économique. »
« On peut obtenir des recettes autres que les dotations de l'état. »

En fait l'« autonomie » va en fait concentrer les pouvoirs vers le conseil d'administration (CA) au détriment des composantes des universités. La politique d'enseignement sera donc gérée entièrement par le CA qui risque d'avoir une vision de gestionnaire (image de marque, ressources, etc.).

Le président du CA pourra intervenir sur le recrutement (droit de veto) et la rémunération (attribution de primes) des enseignants, ce qui remets en cause la recrutement collégial qui garantit l'évaluation du critères scientifiques par des pairs.

Cette remise en cause est aggravée par la précarité des postes proposés après le doctorat, ce qui entraîne un tri à l'usure plutôt que sur la valeur scientifique. C'est ainsi que le CNRS affiche un taux de 25% d'étrangers parmi ses nouveaux recrutements.

Deuxième partie

Il existe une difficulté de recrutement en thèse, à cause de la pression du chômage qui pousse à aller dans des filières « utilitaires ».

Aujourd'hui, des contrats courts renforcent la précarité des chercheurs à la fin de leur thèse à cause du manque de débouchés. Ce type de filière est donc réservé à ceux qui pourront faire le pari de pouvoir attendre en fin de thèse.

La recherche doit être indépendante financièrement pour être de qualité. L'autonomie met en concurrence des universités de tailles et d'objectifs différents, comme des universités de 5000 et 30000 étudiants.

Le projet ne parle pas d'augmenter les frais d'inscription, ce qui forcera certaines universités à privilégier les projets et disciplines qui rapportent de l'argent.

Au niveau national, le CNRS est affaibli au profit d'agence de moyen qui mettent les laboratoires en concurrence. Le fonctionnement du CNRS est de financer du personnel dans des laboratoires associés à des universités, évalués tous les 4 ans par des conseils des scientifiques.

À l'inverse, l'ANR est une agence qui finance des projets par appels d'offres et concentre la majorité des crédits supplémentaires donnés à la recherche. Le contrôle de l'État sur la recherche est donc de plus en plus grand et on notera que l'ANR n'est pas dotée de conseil scientifique. Les chercheurs doivent donc se tourner vers les thématiques qui rentrent dans les appels d'offres pour pouvoir financer leur laboratoire à court terme.

Au niveau du budget, seul le CNRS rivalise avec les autres grands centres de recherche du monde (Harvard, MIT, Stanford). Cela amènera les universités de taille moyenne à justifier leur existence en participant au développement de l'économie locale et en étant un prestataire de service pour les PME. La collaboration universités/entreprises n'est pas nouvelle, mais le gouvernement actuel souhaite passer de la collaboration à une prestation de service.

La part du financement provenant des entreprises dans la recherche a baissé à partir de 2002. En effet, les entreprises utilisent l'ANR pour faire des collaborations avec des laboratoires, tout en se la faisant payer par l'ANR (l'État). Au niveau de l'emploi, cela encourage le recours à des CDD avec qui l'entreprise n'a aucun engagement (contrairement à une bourse CIFRE).

Cette évolution est la conséquence de la pression du capitalisme sur les entreprises. À Crolles, le rachat d'entreprises par des fonds de pensions a fait explosé une coopération industrielle prometteuse.

Troisième partie

L'école devait garantir l'accès au savoir et à la culture. Après 30 ans de chômage, l'objectif est maintenant de produire des travailleurs efficaces, prêts pour l'entreprise, formés par de multiples stages.

Chevènement a voulu que 80% d'une classe d'âge arrive à un niveau bac, ce qui a eu des conséquences sur la qualité de l'enseignement. Cette massification a eu pour effet de démocratiser l'enseignement secondaire, puis supérieur.

L'Université n'a pas reçu les financements proportionnels à cette arrivée massive de nouveaux étudiants. L'idée de la démocratisation scolaire a donc été dépréciée, alors même qu'elle a permis de réduire les disparités de salaires et de carrières entre ces nouveaux étudiants et les plus privilégiés.

L'orientation consiste à choisir entre une spécialisation précoce qui assure l'avenir et une alternative plus générale avec le risque d'une carrière plus aléatoire mais plus rentable. Ce choix va dépendre de leur possibilité intellectuelle, mais aussi de leurs ressources pour continuer leurs études.

Les étudiants sans beaucoup de ressources, dans la mesure où la situation de l'emploi n'est pas très bonne et qu'ils ont besoin d'être rassurés, préfèrent partir vers des filières professionnalisantes ce qui entraîne la baisse des inscription dans les matières théoriques, dont les sciences.

Les meilleurs de ces étudiants bouchent alors les formations professionnelles et les moins bons se retrouvent par défaut dans les filières générales, ce qui explique en partie l'échec universitaire et donne un argument à l'arrêt de la politique de démocratisation de l'enseignement supérieur. En fait, les bacheliers généraux se tournent vers les IUT, là où on attendait les bacheliers technologiques. Ces derniers entrent alors à l'université avec une faible probabilité de succès.

La montée du chômage a donc forcé l'université à être évaluée en fonction des débouchés professionnels qu'elle propose et l'insertion professionnelle devient l'une de ses missions dans la réforme de 2007.

Quatrième partie

L'université a donc pour mission de fournir des formations professionnalisantes très spécialisées pour répondre aux exigences patronales plutôt qu'une formation générale.

« Vous avez le droit de faire littérature ancienne, mais le contribuable n'a pas forcément à payer vos études. » Nicolas Sarkozy

Toute la question est de savoir si l'Université doit donner un « kit de base » aux étudiants pour qu'ils puissent s'adapter à l'entreprise ou si elle doit être un pourvoyeur de travailleurs déjà professionnalisés et spécialisés.

En Allemagne, pays qui a privilégié l'apprentissage, la reconversion des salariés est très difficile parce qu'ils n'ont pas un socle suffisant pour pouvoir se reconvertir. Dans le domaine de l'informatique, la délocalisation des développements a rendu le marché très concurrentiel, notamment avec l'Inde, ce qui force les ingénieurs français à une reconversion.

La nouvelle loi façonne l'Université vers l'insertion professionnelle : les filières sont professionnalisées, les diplômes deviennent des compétences, le « Projet personnel et professionnel » apprend les techniques de recherche d'emploi, pour finir par généraliser les stages.

Le stage est la meilleure représentation de la dévalorisation de l'enseignement universitaire : il sous-entend que le seul vrai savoir ne peut être appris qu'en entreprise. Même s'il peut exister des degrés de qualification et des savoir-faire pratique qui nécessitent une immersion en entreprise, ce n'est bien souvent pas ce que vivent les stagiaires dans la réalité.

On se souvient du collectif Génération précaire regroupant des stagiaires exploités. Le problème vient de l'inflation du nombre de stages dans les cursus, ce qui permet toutes les dérives, dans la mesure où il devient difficile de trouver un stage pédagogiquement intéressant.

Les stages sont généralisés, même dans les disciplines théoriques, avec la justification que le vrai savoir vient de l'entreprise par l'expérience et que l'Université est théorique et fermée sur elle-même. Les stages seraient un tremplin vers l'emploi, mais dans la pratique c'est vrai seulement pour ceux qui ont les meilleurs stages et qui bénéficient donc d'un réseau social élaboré. De plus, les entreprises utilisent de plus en plus de stagiaires à la place de CDD.

On rejette l'Université alors qu'elle a su faire face à la hausse du nombre d'étudiants sans moyens. Idem pour le CNRS. Il est risqué de détruire ce qui marche plutôt bien, à savoir une université qui sait gérer un grand nombre d'étudiants sans beaucoup de moyens. Les gouvernements successifs ont préparés la fin du système universitaire français. Après avoir augmenté le nombre d'étudiants sans donner les moyens correspondants et avoir imputé à l'Université l'augmentation du chômage. L'évolution logique va être de proposer le privatisation de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Contre cette proposition de remise en cause du savoir pour tous et de gestion de la recherche à courte vue, Sauvons La Recherche a fait des propositions pour sauver l'université et la recherche.

Nous vous invitons à faire connaître et circuler le film "Universités, le grand soir". Il peut être publié sur des sites internet. Nous vous demandons cependant une seule mention obligatoire :

Pour soutenir cette initiative et les futurs opus de la série "Réfutations" vous pouvez acheter le DVD 12 € (frais de port inclus) paiement en ligne www.lautrecampagne.org ou par chèque à l’ordre de L’Autre association, 3, rue des Petites Ecuries, F-75010 Paris.

Quand on fait une thèse, il ne faut pas craindre les changements de climat ! J'avais déjà testé Le Caire en décembre, mais ce coup-là, c'est l'Islande en autommne. J'ai soumis un papier pour NordSec 2007 et il a été accepté, donc j'ai donc gagner le droit de présenter mon travail à Reykjavík !

Si vous n'avez pas le temps de lire, vous pouvez passer directement aux photos de Reykjavík et de l'Islande.

10 octobre : Cap sur -10° Nord

Embarquement 7h30, ce qui oblige à se lever tôt !

Ça commence par Marseille-Paris avec Air France, qui a du retard à cause du brouillard sur l'aéroport Charles De Gaulle. Fidèle au style très français des vols Air France, on a eu des petites viennoiseries pour supporter les 1h10 de vol et même les gobelets ont la « french touch ».

Avion Icelandair

J'ai la correspondance à 14h15 pour Reykjavík avec Icelandair, mais là aussi il y a eu du retard. C'est la première fois que je décollais en voyant l'ombre de l'avion. Ils nous ont passé un film en anglais d'une nullité sans nom. Au niveau culinaire, c'était du poulet avec un genre salade de pomme de terre. C'était pas très chaud, probablement parce que l'avion a attendu pour décoller. On a survolé la pointe du Raz, puis l'Angleterre. Et finalement, j'ai dormi.

Arrivée à Reykjavík. Il fait gris, avec une petite pluie. C'est le moment de sortir doudoune et anorak ! La monnaie locale est la couronne islandaise (ISK), avec un taux d'à peu près 1€ = 87 ISK (pratique pour convertir !). À l'aéroport, j'ai une bonne surprise : il n'y a pas de frais de change ! Le trajet entre l'aéroport international et Reykjavík nécessite de prendre une navette pour faire environ une demi-heure de route : le plus économique est le Flybus, qui coûte environ 1200 ISK.

Pour prendre le ticket de Flybus, j'ai demandé conseil à un autre francophone qui avait l'air de bien connaître l'endroit. On se retrouve dans le bus et on discute. Il a travaillé à Reykjavík pendant quelques temps et il m'apprend plein de trucs, me sors une carte de la ville et me dit ce qu'il y a à voir. On papote du hotdog de mouton et du skyr, qu'il faut absolument goûter, ainsi que du temps, des maisons colorées et du fort taux de suicide de ce pays de 300 000 habitants.

Quel accueil !

Là, où c'est drôle, c'est que le type a fait son master à l'EPFL, et connaît André Schiper, le directeur du labo où j'ai fait des stages....
Quand j'ai dit qu'au niveau temps, l'Islande c'était aussi accueillant que le Nord-Pas-de-Calais, ça l'a bien fait rire.

Comme Reykjavík vit principalement du tourisme, tous les transports sont synchronisés et un changement est prévu après le Flybus pour arriver juste à mon hôtel. C'est l'hôtel Cabin, réputé bon rapport qualité/prix, et qui a l'air plutôt classe et design. Par la suite, je vais me rendre compte que tous les lieux publics d'Islande sont comme ça. Apparemment, l'hôtel est presque neuf. La mauvaise nouvelle, c'est que le wifi est payant. Heureusement, il y en aura à la conférence.

La réception à Reykjavík se termine dans une heure, je décide d'y aller quand même, à pied. Muni d'une carte de Reykjavík, je me dépêche tout en visitant les rues. J'arrive au City Hall, qui est au bord d'un lac et là, on me renvoie vers le « Park Hotel », parce que la réception a été déplacée. J'épelle pour bien être sûr : « Pi, È, Ar, Kè ? » « Yes. ». Et me revoilà dans la rue avec mes 3 épaisseurs sur le dos (la doudoune + l'anorak, c'était finalement un peu beaucoup) et en suivant un peu les indications, je me retrouve au « BORK Hotel ». Que ça soit au Caire ou à Reykjavík, l'Espéranto, ça serait bien pratique.

Là, j'arrive comme un cheveu sur la soupe parce que tout le monde boit déjà un verre. En plus, j'ai mes 3 épaisseurs et mon sac, et j'essaye de me faire comprendre d'un jeune serveur qui parle encore moins bien anglais que moi. Finalement, un type s'insinue dans la conversation pour me dire que je suis bien au bon endroit et on commence à discuter. Il s'appelle Reijo Savola et vient de Finlande. Il va présenter une taxonomie des métriques de sécurité. On discute aussi avec Andrei Gurtov, un russe qui bosse à Helsinki. Il m'a donné sa carte de visite, où il y a sa clé GPG dessus ! Une clé GPG permet le chiffrement de messages, documents, etc. C'est un système qui repose sur un réseau social : A connaît B, B connaît C, Donc A peut faire confiance à C. J'ai appris par la suite qu'il appartient au « strong set » (ensemble de personnes qui essaye de créer des raccourcis dans les chaînes de confiance) et qu'on avait déjà un chemin de confiance l'un vers l'autre ! Ce qui est amusant, c'est que le chemin de confiance vers lui passe par une connaissance que j'ai eu quand j'étais en stage à l'EPFL :)

Et puis donc, personne du staff officiel ! Moi qui était venu pour régler toutes les histoires de paperasse, ça sera pour demain ! L'apéro était pas top, c'était un vin très acide.... Bon, ensuite, il faut trouver à manger et je me rappelle du bon conseil du type du bus et je tente de trouver les fameux hot dog de mouton. Après quelques recherches, je commande le hot dog et c'est vrai que le mouton, c'est bon. En plus, le boyau de saucisse craquait vraiment, comme les vrais knacks en Alsace.

Des maisons colorées

En revenant, j'ai regardé un peu le style architectural. Dans le centre traditionnel, les bâtiments (hors rez-de-chaussée commerçant) ressemblent aux façades anglaises, avec des mini-vérandas qui avancent et des fenêtres qui coulissent. Il y a aussi les couleurs : les toits ou les façades peuvent être rouges, bleus ou verts. À l'intérieur (surtout les bars, restos, etc.) on a souvent des meubles design.

Pour caricaturer, la maison-type aurait une façade bleu ciel, une mini-véranda (je crois que c'est typique de l'architecture victorienne) avec des meubles IKEA dedans. Si on sort du centre ville, la tendance est moins marquée mais la couleur et les fenêtres coulissantes restent de mise.

Retour à la chambre du Cabin Hotel. Il y a des trucs bizarres quand même. La fenêtre est ouverte, le chauffage à fond. Impossible de le baisser : il n'y a même pas de robinet sur le radiateur. C'est sûrement que grâce aux sources d'eau chaude naturelle, ils peuvent se payer ce luxe-là ou alors qu'il revient moins cher de chauffer en continue....

Un autre truc : il y a un nouveau testament collé sur une étagère. Oui, collé. Peut être que ça protège l'hôtel contre je sais pas trop quoi. Je sais pas s'il y a une religion d'état en Islande, mais mettre ça dans un hotel international, ça craint. C'est une édition trilingue allemand-français-anglais, édités par les gédéons (???). En plus, vu qu'il est collé, il est pas lisible... Ça valait bien le coup de le mettre en 3 langues !

11 octobre : Début de conférence et soirée Viking

Il fait encore nuit ici à 7h ! Pour information, l'Islande est sur le fuseau GMT, c'est-à-dire heure de Londres en hiver.

Grand miroir

La nuit a été très froide, heureusement que le radiateur a bien marché. C'est assez marrant d'avoir un grand miroir comme ça dans la chambre. Par contre, pas de lait chaud au petit déjeuner !

Vers 9h, la conférence commence à l'université de Reykjavík. Contrairement à toutes les conférences où je suis allé jusqu'à maintenant, le « sac de conf » est un sachet en plastique. C'est pas plus mal, j'en ai déjà une demi-douzaine à la maison.... Il contient comme d'habitude de la pub pour dire que l'Islande c'est bien, ainsi qu'un style, un bloc-notes, mais surtout : des bonbons !

À 9h10, Conférence invité de Cédric Fournet, de Microsoft Cambridge, UK. Au troisième mot, j'ai reconnu un compatriote : si on peut bosser en Angleterre avec un accent comme ça, j'ai peut être une carte à jouer dans l'international ! Je me rends compte que je suis trop bien habillé : la cravate rejoint le sac. À ce que j'ai compris de la présentation, c'est encore une idée pour utiliser du typage pour la sécurité.
Typage, Microsoft.... Et hop, voilà F# (c'est du OCaml à la sauce C#) ! Cédric a essayé de nous faire une démo pendant le café, mais finalement, on a vu que du code. D'ailleurs, la démo, c'était du F# dans Visual Studio dans Vista.... he ben ça fait pas envie.

Des blondes

À noter quand même un super bon gâteau pour la pause café : de la pâte feuilleté, avec de la crème et des noix dessus et de la confiture à l'intérieur. Je remarque aussi un taux de blondes assez élevé. J'apprendrai plus tard que peu de filles sont vraiment blondes scandinaves, mais qu'elles se teignent les cheveux pour se rapprocher du blond local.

À 10h35, la conférence reprend, avec une présentation de l'anonymat dans les « troupeaux ». La présentation suivante a parlé des Distributed Hash Tables (DHT), de la Sybil attack dont j'avais déjà entendu parlé à SAR-SSI. Dans les questions, ils ont parlé de eDonkey, Skype, mais pas de freenet... La dernière présentation du matin a parlé de l'anonymat dans les systèmes ouverts et a mentionné TOR.

À midi : poisson-légume-riz. Et pas de dessert ! Heureusement qu'on se rattrape aux pauses café...

L'après-midi, 4 courtes présentations ont parlé de configuration de pare-feu, de détection de machines derrière un NAT, de pharming sur un site de bank et de non-répudiation des cartes EMV.
Après, une autre conférence invitée a présenté l'unification des identifications entre le gouvernement et les banques en Islande. La banque en question était Landsbankinn, dont j'avais déjà vu plusieurs pubs. C'était un peu bizarre : en France, on imaginerait pas que l'État coopèrent avec les banques pour nous identifier !

Pause café : super cookie encore chaud et moi, avec des pépites fondantes. Je crois que j'avais jamais encore mangé de cookies aussi bon que ça !

Olivier FAURAX présente...

Et ensuite, ça a été mon tour !
Je me suis pas trop mal débrouillé pour l'anglais, c'était déjà mieux qu'au Caire. Cependant, j'ai eu aucune question, et je crois bien que j'ai été le seul de la conf. J'ai peut être fait trop long aussi : 26 minutes sur 30.
J'ai quand même une circonstance atténuante : je crois bien que j'étais le seul à faire de la microélectronique dans toute la conférence. Le chairman a bien essayé de me poser une question, mais c'était une question bateau du style « Avec toutes ces attaques, est-ce qu'on arrivera un jour à faire quelque chose de vraiment sécurisé ? ». Et j'ai répondu à côté.

C'est assez frustrant de faire de la sécurité des circuits. Dans les conférences de microélectronique, personne comprends rien aux aspects de cryptographie et de sécurité, et dans les conférences de sécurité, personne comprends rien aux contraintes des circuits.

Après moi, il y a eu une conférence assez sympa sur les sources d'aléa d'un téléphone portable : micro, caméra, etc. J'en ai profité pour tester le wifi. La connexion Internet était drôlement bonne pour une île.

Soirée Viking

Après, on a eu la soirée de Gala. On est parti en bus, et on est passé à côté de la maison du président Ólafur Ragnar Grímsson, et on a appris d'ailleurs que, si la réception n'a pas pu avoir lieu à la Mairie la veille, c'est que le Maire (Vilhjálmur Þ. Vilhjálmsson) s'est fait viré ce jour là !

Soirée Viking

On est arrivé dans le village Viking, où un viking est rentré dans le bus, en demandant de l'argent ou des femmes :) On est ensuite entré dans un genre de cave aménagé en son et lumière où on a bu de la bière. Les stroboscopes reproduisait l'orage, pendant que les 2 vikings qui nous ont accueilli chantait des chants traditionnels. Ils chantaient vraiment bien.

On est ensuite passé au restaurant, tout décoré dans les moindres détails. Même les symboles hommes/femmes sur les toilettes étaient en viking. Il y avait même une tête de phoque empaillé : ça change des traditionnels cerf et sanglier ! Les serveuses sont en femme de viking et le resto est immense : on était 65, mais il y avait facilement de la place pour 3 fois plus !

On a bien mangé, il y avait de la bière à volonté après un alcool fort, une soupe à la crevette suivie d'un plat de mouton. Le dessert était une glace avec du fromage blanc et des fruits rouges.

J'ai beaucoup discuté avec Reijo de la finlande, de ses voyages, etc. Les vikings mettaient bien l'ambiance : ils chantaient des chants traditionnels pour nous, et reprenaient les Beatles pour les islandais qui étaient venus manger ici.

Finalement, on est reparti en bus où ma nuit a commencé un peu en avance :)

12 octobre : Conférence, suite et fin !

Du fonctionnel...

La journée a commencé par une présentation sur du C annoté pour le typage, appelé Cyclone. Sur un transparent, il était dit que la Cyclib (bibliothèque Cyclone) a principalement été porté depuis OCaml. Il y a aussi eu une référence à ICFP, donc la deuxième fois en 2 jours qu'on fait référence à du typage et du fonctionnel....

Pause : Oh ! Chouette des croissants.... jambon-fromage-moutarde ! Pour la pause café du matin, ça fait drôle !

Il y eu ensuite des présentation sur les IDS et les politiques de sécurité, notamment une présentation sur la comparaison de plusieurs sources d'audit pour la détection des attaques de serveur web.

Vers 11h30, on a eu du poulet... Heureusement qu'il y a les pauses café !

Reprise à 12H30, avec des présentations sympas, comme la détection des attaques en utilisant les informations d'appel système. Il y a même eu une présentation d'un vol d'identité en Norvège, où les chercheurs ont été obligé de passer à la télé pour être pris au sérieux ! Reijo a présenté une taxonomie des métriques de sécurité.

À 14h, il y a eu une présentation sur les problèmes de sécurité dans les MMORPG par CCP Games, les créateurs de EVE Online. On a eu ensuite une présentation sur l'identification par la démarche. Le but était d'authentifier les gens en les faisant marcher quelques pas avec un accéléromètre dans la poche. Le résultat, c'est que même le meilleur marcheur n'arrive à s'authentifier qu'une fois sur deux !

Encore des cookies géniaux comme la veille pour la pause ! Il y a eu aussi du gâteau à la cannelle avec de la crème, et j'étais pas le seul à forcer sur la crème :) NordSec 2000 avait aussi été à Reykjavík, et donc il y avait les actes de 2000 en vente. En feuilletant, j'ai vu un article sympa sur une implémentation d'ECDSA sur Javacard. La conclusion de l'article, c'était que le Java de la Javacard est très réduit, et qu'à choisir, les auteurs préféreraient avoir un truc totalement flexible qui leur laisse gérer la mémoire eux-mêmes.

Gros 4x4 !

J'ai remarqué aussi que les islandais aime bien avoir de très gros 4x4. On m'a expliqué que cela leur permettait de passer dans des chemins un peu moins aménagés que la ville, ce qui est bien pratique quand on va ailleurs que Reykjavík et l'aéroport.

NordSec 2008 aura lieu au Danemark, du 6 au 8 Octobre 2008. Plus d'infos sur le site de NordSec (pas encore à jour).

À la fin de la conférence, ils nous ont donné un sympathique bouquin sur l'Islande. La couverture est très jolie, ça a l'air d'être un livre pleins de jolies photos.... mais je l'ai pas encore ouvert ! Je l'ai mis dans les cartons de déménagement encore sous plastique, ça me fera une bonne surprise que je les ouvrirai :)

Retour à l'hôtel sous la pluie. Il a fait gris presque tout le temps, mais comme on dit là-bas : « Si t'aimes pas le temps qu'il fait, attends un moment. »

Avec Dogan (prononcez Do-Han, c'est turc), on a profité de la fin de la pluie pour aller voir la cathédrale, et puis flâner dans les rues jusqu'au Victor, le bar où la conf nous offre une bière. Arrivé en avance, on en a profité pour manger sur place, en compagnie d'un couple d'anglais qui cherchait une place tout comme nous. Après, on a été rejoins par pas mal de gens de la conf et on a bien rigolé, la bière viking aidant, avant de rentrer à pied à l'hôtel pour dormir avant l'excursion du lendemain.

13 octobre, Golden Circle : de l'eau, de l'eau, de l'eau

C'est parti pour le Golden Circle. Parti en bus, on sort de la route principale pour passer à travers les montagnes, en suivant de grosses canalisations, jusqu'à la centrale géothermique de Nesjavellir, qu'on visite. C'est sympa pour la culture, mais c'est pas super fun de regarder des tuyaux en inox, même s'ils participent à la séparation de l'eau et de la vapeur....

Panorama de Þingvellir

On repart pour aller jusqu'au parc national de Þingvellir, où on passe entre de la grosse roche volcanique pour ensuite finir au-dessus d'un genre de mini-canyon. En fait, ce site géologique est situé sur le rift, c'est-à-dire là où les plaques tectoniques se séparent, à environ 2cm/an. Au retour au bus, c'est le moment de l'apéro, à base d'un alcool local et de morceaux de poissons séchés. La guide s'est même mise à chanter des chants traditionnels, c'était sympa.

Ensuite, on a pris le bus en direction d'un genre de plateau qu'on a parcouru un bon moment, et on a commencé à voir des fermes, des ballots de paille (sous plastique, pluie oblige), puis des moutons et des chevaux. Le mouton est la viande du pays, et il est marrant de voir que les moutons locaux ont 2 à 3 fois plus de laine que ceux de France.

Olivier FAURAX à Gullfoss
Panorama de Gullfoss

On est alors arrivé aux chutes de Gullfoss qui étaient impressionnantes, d'autant plus qu'il pleuvait un peu et qu'il y a avait pas mal de débit. Le plus difficile était de prendre des photos sans trop mouiller son appareil :)

La pause de midi, bien méritée, s'est faite dans un restaurant pas très loin des chutes. Au menu : pain aux céréales et beurre (typique en islande), soupe avec du mouton et divers légumes et café. Arggh, toujours pas de dessert. Et aujourd'hui, pas de pauses café avec de bons gâteaux.... En fait, je crois qu'en Islande, le principe est de manger en continu pendant toute la journée, ce qui explique les 2 pauses café pendant la conf.

Geyser en action !

On est ensuite revenu par la plaine pour rejoindre les geysers, que j'ai essayé de prendre en vidéo (voir le répertoire des photos). Il faut à tout prix résisté à la tentation de toucher l'eau des geysers : même si l'air est frais, l'eau bouillante est à 100°C, même en Islande ;)

Panorama du cratère de Kerið

On a fini l'excursion par le cratère de Kerið qui provient d'une seule grosse éruption et qui est maintenant rempli d'eau. L'organisation en a profité pour remettre un coup d'apéro. On s'arrête ensuite dans un magasin de souvenirs/alimentation/jardinerie (!) où chacun trouvera son bonheur pour régaler les siens.

Retour à l'hôtel, et je me dis que ça serait bien dommage que je ramène pas de photos de la cathédrale et du vaisseau viking. Me voilà donc reparti vers la ville, en longeant le bord de mer. Je remarque un canard (c'est le premier volatile que je vois depuis que je suis arrivé). Les gros blocs qui servent à consolider la rive (comme dans tous les ports) sont en roche volcanique poreuse, sauf à un endroit précis, où les roches ont été polies : incroyable, même avec des pierres, ils font du design ! Les nouveaux immeubles sont dans les mêmes couleurs que les façades des maisons ou que nos meubles de collectivité, c'est-à-dire crème, pastel.

Sólfar

J'ai la chance d'arriver à prendre en photo le viking ship (Sólfar) au moment où passe un avion juste au dessus (pour l'aéroport national de Reykjavík) : un beau symbole ! Je m'amuse à prendre encore quelque perspective de la cathédrale vue à travers le viking ship, et il commence à pleuvoir. Je me hâte vers la cathédrale et continue à observer ces maisons colorées, avec parfois des façades en tôles et de grandes fenêtres semblant demander au soleil de venir plus souvent. Après quelques clichés humides de la cathédrale, je me rentre à l'hôtel, où je couche des morceaux de proses humoristiques sur de jolies images qu'on envoie à ses proches pour leur faire regretter de ne pas être venu.

Cathédrale de Reykjavík

La soirée se termine par un menu subway (j'ai vu que des subways et aucun macdo !) à emporter et vite englouti dans le hall de l'étage 5, tout en discutant de tout et de rien avec d'autres personnes de la conférence. J'ai d'ailleurs appris que la bible dans les hôtels était une pratique courante des gédéons, un groupe d'hommes d'affaire évangélistes. Et j'apprends aussi que le robinet du radiateur est en bas, du côté de l'autre lit :)

C'est le moment de faire le sac et de préparer le départ pour demain matin. Tout doit être prêt à enfiler/utiliser/ranger en quelque minutes, même avec 2 mains gauches et un oeil fermé.

14 octobre : Cap sur +10° Sud

Et hop, 3h30, ça y est, c'est le réveil. Tout est ok, je peux traîner un peu, la douche chaude est appréciée. Le petit déjeuner qui devait être ouvert à 4h30 a de l'avance, ça me permet de bien en profiter. C'est ensuite le départ en Flybus, jusqu'à l'aéroport international (qui n'est pas à Reykjavík).

Je rechange mes ISK contre des euros. Il reste une couronne de trop, ça me fera un souvenir :) Tous les vols Islandair sont aux mêmes guichets au même moment, ce qui assure une queue interminable pour l'enregistrement des bagages.

C'est marrant, dans l'avion de retour vers la France, j'arrive même pas à répondre en français aux hôtesses islandaises qui essayent de parler français ! J'ai dormi un peu, mais impossible de savoir combien de temps : le trajet a duré 3h30, mais avec le décalage horaire, ça fait un vol de 5h30 ! J'apprécie l'encas qui était de l'omelette au jambon avec des petits cubes de pomme de terre : la France approche !

Il y a un changement à Paris. Je note quand même que sortir l'ordinateur portable de sa sacoche à chaque embarquement pour le contrôle, c'est assez chiant. Utiliser un sac à dos où le portable peut facilement être sorti est beaucoup plus pratique.

Ensuite, j'embarque et je suis le seul à avoir un anorak... À l'arrivée, 1h10 plus tard à Marignane, j'ai l'air malin quand le commandant de bord annonce qu'il fait 26°C dehors !

Je récupère ma voiture au parking "Chèques Parking", où je n'ai vu aucun employé. Je suspecte le système d'être entièrement automatique : réservation par Internet, code à taper, paiement à la sortie, calcul automatique des disponibilités. La maintenance ne doit pas être énorme et à 15€ par véhicule, ça doit être bien rentable !

Retour à la maison, voilà, c'était bien mais c'est fini...

Bilan

Encore une conf internationale

Comme me disait un ami : « 30 minutes de présentation, pour pouvoir mettre une conférence internationale sur son CV toute sa vie :) ». Oui, mais c'est sans compter le temps passer à écrire le papier ! Je suis d'autant plus content que la conférence était plutôt intéressante et que l'ambiance internationale était agréable.

J'ai échangé ma clé GnuPG avec un russe du strong set, ce qui augmente le réseau de confiance de ma clé.

Découverte de l'Islande

Il a fait gris pendant presque tout le séjour et plutôt froid. Peut être que le fait de manger peu mais en continu permet de compenser le réchauffement constant du corps.

Ce qui est le plus appréciable, c'est la volonté des islandais de faire partager leur culture ancienne, préservée par l'isolation de leur île. Même si une grande partie de l'économie est basée sur le tourisme, le touriste n'est pas un pigeon à plumer, mais plutôt un futur ambassadeur du pays.

Si vous avez la possibilité de visiter l'Islande, n'hésitez pas !

Si vous avez eu le courage de lire jusqu'au bout, vous avez le droit de découvrir toutes les photos et même des vidéos.

SAR-SSI 2007, Conférence Sécurité et Réseau

Ajouté le dimanche 24 juin 2007 à 23h20 / ma vie mon boulot

Qu'elle est dure la vie de thésard ;)
J'ai été sélectionné pour une conférence nationale sur les bords du Lac d'Annecy, aux balcons du Lac d'Annecy.

SAR-SSI 2007 est une conférence sur la Sécurité des Architectures Réseaux et la Sécurité des Systèmes d'Information. Si vous voulez voir à quoi ça ressemble, accédez directement aux photos.

12 Juin

Vue du lac d'Annecy

À l'arrivée, on nous remet le paquetage habituel : sac, stylo+bloc, actes de la conférence. Il y a eu une bonne surprise : on nous a offert un stylo qui fait pointeur laser et petite lampe. Ça tombe bien, j'en avais pas.

La conférence est plutôt jeune, style JNRDM. Il y a des gens d'un peu partout mais pas mal de Supélec.

Les présentations ont commencées l'après-midi par la session 1 sur la sécurité des réseaux adhoc. Ça n'a rien à voir avec Tintin, on désigne par adhoc les réseaux qui n'ont pas de structure physique, c'est-à-dire quand les liens ne sont pas connus à l'avance. C'est le cas par exemple pour un certain type de wifi (sans point d'accès) ou pour les réseaux de capteurs.

La première présentation parlait de confiance dans du routage OLSR. Il y avait plein de formules, ça m'a perdu.

La deuxième présentation était sujet des protections contre les réplications et clones de noeuds dans les réseaux de capteurs. Le principe était de dire que chaque nouvelle génération de capteurs était déployée à heure fixe.
Une autre information intéressante : une signature RSA, c'est 5132 octets transmis par le capteur, une signature ECDSA, c'est 385 octets. La transmission est l'une des opérations les plus gourmandes en consommation électrique : les signatures consomment trop pour un capteur.

La troisième présentation était sur la confiance. L'état de l'art a été très intéressant : PKI, Kerberos, PGP, Cryptographie à Seuil. La présentation était très graphique, c'était vraiment sympa.
J'ai aussi appris la cryptographie à seuil : on a un secret, on en fait N morceaux, et avec K de ces morceaux on peut le reconstituer. L'exemple donné, c'était un polynome de degré K-1, et on distribue N points de la courbe correspondante.

Ensuite, on a eu la session 2 sur la détection d'intrusion. En résumé, plusieurs travaux ont été présentés : graphes des flux d'informations, détection d'incohérence dans les messages OLSR, un genre de truc bayésien (écrit trop petit, avec des formules partout) et une classification des attaques pour tester les IDS.

13 juin

Vue d'Annecy

On a commencé la journée par une conférence invitée avec Serge Vaudenay de l'EPFL. Il nous a parlé du passeport électronique, c'était très accessible. Un passeport électronique, c'est un carte contactless (RFID), de la biométrie et une PKI. La capacité de stockage va de 32 à 512 Ko.
Pour savoir si votre passeport est « MRTD compliant », il suffit de voir s'il y a un logo d'un rond entre 2 rectangles (qui représente la puce prise en sandwich dans le passeport).
J'ai été surpris d'apprendre que les passeports pouvaient utiliser du SHA-1, DES, Triple-DES en CBC, RSA, DSA, ECDSA, mais pas AES. Sur un passeport, le MRZ est la ligne visible qui contient des '<' et qui commence ce France par 'P<FRA'. Sur la cartes d'identité, on a 'IDFRA'. Le LDS est la structure de données lisible par RFID et qui contient le MRZ, la photo et pleins d'autres choses. Quand j'ai reçu mon passeport électronique, on m'a donné une petite carte avec la liste des infos qui sont stockées dans le passeport.
Une des sécurités du passeport est de demander le MRZ pour autoriser l'accès au LDS : le passeport demande le MRZ et chiffre ensuite la communication pour donner le LDS. Malheureusement, si vous regardez votre MRZ, vous vous rendrez compte qu'il est facile à deviner : pays, nom, prénom, etc. C'est ce qui a permis à un expert en sécurité de copier un passeport anglais enfermé dans un enveloppe portant le nom du destinataire en seulement 4 heures.

La session 3 était sur la métrologie. Je me suis rendu compte qu'il y avait pas mal de présentations qui utilisaient le modèle par défaut de Beamer (c'est un logiciel pour faire des présentations en LaTeX).

L'après-midi, la section 4 était sur les politiques de sécurité. Je n'ai rien noté de spécial

La section 5 était sur la gestion d'identité : j'ai appris l'existence de la Sybil attack dans les réseaux structurés en anneau.

La journée s'est terminé par un « Keynote Speaker » sur les RFID.

Apéro & jetons

On a eu la chance de tomber en même qu'un groupe de retraités qui jouait aux jeux apéro. À chaque bonne réponse, on avait un jeton, et à 3 jetons, un apéro. Avec tous les jetons qu'on a gagné, on a pu boire l'apéro jusqu'à la fin de la conf :)

14 juin

La session invitée a commencé la journée par la sécurisation des accès sans fils avec des cartes à puces. Là où c'était drôle, c'est que même le serveur d'authentification était sur des cartes à puces.

Ensuite, c'était la session 6A (il y avait la 6B en parallèle) sur la cryptographie appliquée. La première présentation était sur les virus polymorphes et métamorphes. Le principe est de générer une représentation canonique des virus pour détecter toute une famille à la fois. C'est la première fois que je voyais des transparents avec le modèle par défaut de powerpoint 2007.

Il y a eu une présentation sur les automates cellulaires pour le chiffrement et la compression.

Et à ce moment là, c'était mon tour. Le début a plutôt été apprécié, j'avais fait des transparents très graphiques, et j'ai choisi de présenter directement à l'écran avec mes mains plutôt qu'avec un pointeur laser. Une personne m'a félicité sur ce point.
Par contre, pour la deuxième partie, ça a été difficile de décrire ce que je fais dans ma thèse à des informaticiens pas du tout électroniciens. Peut être que je devrai insister plus sur le modèle de circuit.

La session s'est terminé sur la performance des protocoles de gestion de clé dans les MANETs.

Visite d'Annecy

Ensuite, l'après-midi, on a visiter Annecy, pris le bateau et fini par un repas amélioré aux balcons du lac. Cliquez sur une des miniatures pour accéder à la galerie photo.

15 juin

La session 7B était sur le contrôle d'accès. Je n'ai retenu de cette session que la 3ème présentation où on essayait de détecter les conflits entre règles de routage.

La conférence s'est terminée par une session sur le marquage et la protection de données. La première présentation a été sur l'interopérabilité des DRM et la dernière a présenté 2 modèles de gestion de droits.

L'année prochaine, ils prévoient d'aller au Canada, je crois. C'est dommage, je ne serai plus thésard ;)

Je N'imagine Rien De Mieux (JNRDM) 2007

Ajouté le mardi 22 mai 2007 à 11h17 / ma vie mon boulot

Pour faire suite à mon billet de l'année dernière sur les JNRDM (rapport technique), voici un résumé des 3 jours de conférence.

Les JNRDM, c'est les Journées Nationales du Réseau Doctoral en Microélectronique. C'est une conférence annuelle organisée par les doctorants eux-mêmes. Elle vise à tisser des liens entre les laboratoires, et à encourager les doctorants qui commencent à publier.

Avant les JNRDM : 13 mai

Après 5 heures de TGV depuis Marseille, nous voilà arrivé à Lille Europe. J'ai fait le voyage dans le même wagon que Julien, mais il a préféré les courbes elliptiques et moi une vidéo et une partie de Battle for Wesnoth (jeu libre et gratuit).

À l'arrivée, on retrouve Rachid, Mickaël et Selma : le Centre Microélectronique de Provence est présent en force cette année : +400% par rapport à l'année dernière ;) ! Les plans étaient clairs sur le site web, on trouve sans trop de problèmes l'étap hôtel dans lequel on va dormir.

Dans l'hôtel, on retrouve les sympathiques lillois qui nous attendent avec un pot de bienvenue à base de bière. Je retrouve des copains de l'année dernière et même une copine de prépa !

Et ensuite, les choses intéressantes commencent : c'est l'heure de manger. Avec le petit manuel fourni dans le sac de conférence et un peu de pifomètre, on se retrouve sur la grande place de Lille, au Coq Hardi.

Au menu : Carbonnade et bière blanche. C'est très bon. Les blagues et jeux de mot à 2 balles fusent. Il faut dire que je suis pas le dernier et que Rachid m'a beaucoup aidé, notamment avec sa manière subtile de demander du pain à la serveuse.

Lundi 14 mai

Évolution de la microélectronique

8h45 : Après une découverte du métro lillois, on a commencé par 2 bonnes sessions invitées sur les centrales de technologie et France et les tendances de l'industrie microélectronique en Europe.

Il y a 3 types d'évolutions, suivant les domaines de la microélectronique :

  • More Moore : continuer sur la voie de la réduction exponentielle de la taille des transistors. Cette approche se heurte à des limites physiques : on peut difficilement faire un fil plus fin que la taille d'un atome
  • Beyond CMOS : une microélectronique encore plus petite, qui utilise les spins (orientation) des molécules
  • More than Moore : cela s'applique à tout ce qui est difficilement optimisable, comme les antennes

On nous a conseillé de visiter le Strategic Research Agenda de l'ENIAC.

9h30 : Session sur les nanostructures pour l'électronique

Une
équipe de (pain au) choc

10h30 : Les pauses café sont vraiment sympas. Il n'y manque rien, tout est super bien organisé.
À Lille, on sait recevoir.

Pendant la pause, il y a les sessions poster, où Selma LAABIDI a présenté son travail, en même temps que Mickaël BARRET.

11h : Session sur les technologies émergentes, suivie d'une session sur la conception/test niveau système. Ça m'a permis au moins de comprendre quelque chose puisqu'il y a eu une présentation de Benaoumeur SENOUCI sur le « prototypage d'applications POSIX sur une architecture multiprocesseur monopuce ». Si j'ai bien compris, il y a un seul OS (Mutek) pour plusieurs processeurs, et il gère la migration des processus sur les différents processeurs, tout en étant compatible POSIX. Le travail a été de faire la couche entre Mutek et l'architecture ARM.

12h45 : On est allé manger au RU du campus de Lille. Le RU est beau, propre et on mange plutôt pas mal.

L'après-midi, on avait presque oublié qu'on était dans le Nord, mais une petite pluie fine nous rafraîchit pour nous rappeler qu'ici le soleil reste une exception (les commentaires pour vous venger, c'est à la fin ;) ).


Dans un sens, c'est clair

Au niveau de la conférence elle-même, j'ai vraiment eu du mal à comprendre quelque chose, surtout que certains transparents étaient un peu difficiles. Je crois que ce serait une bonne idée de préciser aux personnes qui présentent que la présentation doit être vulgarisée parce que les JNRDM est une conférence généraliste.

En fin d'après-midi, on s'est fait recevoir par l'adjoint de la mairie de Villeneuve d'Ascq qui avait oublié de préparer un discours. On appréciera sa franchise, et de toutes façons, ça nous a permis d'aller plus vite boire une bière à l'apéro servi après.


La chambre de commerce et d'industrie de Lille

Visite de Lille

Le soir du Lundi 14, l'évènement social, c'était la visite de Lille, suivie d'une dégustation de bières.

Lille m'a agréablement surpris, tout comme Rennes l'année dernière. Dans la vieille ville, toutes les façades sont typiques et chargées d'histoire (ça change de Marseille). En se baladant, on passe de monument en monument et c'est encore plus joli la nuit où ils sont illuminés de couleurs différentes, ce qui accentue leur forme.
Et pour contraster avec Marseille, on retiendra aussi que les gens savent conduire poliment (en s'arrêtant pour laisser passer les piétons) et que les rues sont propres (la pluie aidant).


Bière blonde, blanche et ambrée

Ensuite, on est allé à l'Omnia, pour la dégustation de bière. C'est un ancien cinéma porno dont le couloir d'entrée est dessiné en trompe-l'oeil.

J'ai appris à faire la différence entre une bière blonde, blanche et ambrée (oui, c'est de la culture, hein). Je préfère la bière blanche, avec la petite note de citron. Quoiqu'une ambrée avec de la viande, ça doit pas être désagréable.

Ma cousine habite Lille et elle m'a fait le plaisir de me rejoindre avec son mari pour qu'on se voit un peu (Lille-Gardanne, c'est pas souvent qu'on se voit). On a discuté de nos vies, pendant que j'ai expérimenté le Welsch et la bière Karmelith. J'aime la bouffe de ce pays-là.

Mardi 15 mai

Dur de se lever. À cause de la bière, en partie, mais aussi parce que ce jour-là, toutes les années, je vieillis. 26 ans, ouch !
Merci à tout ceux qui m'ont souhaité mon anniversaire : Maman, Papa, Jérémie, Tati'n'Co, Julien, Esther et tous ceux des JNRDM.

La conférence a bien commencé par une présentation de Maxime ROUSSEAU sur les interconnexions 3D entre les couches de métal. J'ai l'impression que le Welsch est encore en train de se battre avec la Karmelith dans mon appareil digestif, et que le jus d'orange de l'étap hôtel ne va pas arriver à les départager.

Bizarrement, il y a déjà moins de monde que la veille dans l'amphi.


Olivier FAURAX (et son poster)

C'est ce matin que je présente mon poster. Le sourire est de rigueur pour avoir des visiteurs : il faut bien avouer que mon sujet est un peu en périphérie de la microélectronique.

L'explication est assez fluide, le poster sert bien le discours. Il faut être concis : un visiteur va vite, il a plein de posters à voir. J'avais prévu des copies du poster en format A4, histoire de laisser une trace.

J'ai eu la visite d'un des évaluateurs de poster. Je pense pas avoir fait de faute, mais j'ai eu du mal à lui prouver qu'il est parfois nécessaire d'enfouir une clé sensible dans un circuit. Je crois qu'il avait 2 ou 3 notions sur de la cryptographie asymétrique où une des clés est publique, et qu'il a généralisé abusivement, alors que pour (dé)chiffrer un AES par exemple, la même clé est utilisée.
C'est pas grave, j'ai quand même eu un évaluateur sur mon poster, et apparemment ça n'a pas été le cas de tout le monde.

L'après-midi, Maxime BEAUGEOIS a fait une présentation sur des travaux sur l'optoélectronique. En gros, avant on faisait des calculs sur des courants, maintenant, on utilise de la lumière. Ça me rappelle les présentations de l'année dernière, dont une qui avait été primée et une autre de Michèle CARETTE sur des micro-fibres optiques, si je me souviens bien.


Julien FRANCQ (et son poster)

Pendant la session poster de l'après-midi, Julien FRANCQ a déchaîné les passions avec un poster sur les courbes elliptiques.

L'après-midi s'est achevée par la présentation de Caroline PACCARD (copine de prépa, Lalande en Force !) sur la correction du polissage des wafers par des méthodes probabilistes. Au fur et à mesure qu'on polie les wafers, les outils s'usent et on polie donc moins bien : il faut polir plus longtemps. Seulement voilà, on ne sait pas dans quelle mesure on a usé nos outils : on regarde la différence entre ce qu'on a polie et ce qu'on souhaitait, et on applique la différence au prochain polissage.


Gala JNRDM 2007

Gala

Pour finir la journée en beauté, le dernier soir est le soir du gala. Cela s'est passé à l'espace Gobelins à Roubaix, une ancienne église transformé en salle de réception grand standing, avec moquette épaisse rouge par terre, etc.

Autant vous dire, c'était classe comme l'année dernière. On avait même un orchestre de Jazz dans un coin, avec des vrais musiciens professionnels.

On a bien mangé, et aussi bien bu, et surtout bien rigolé (dédicace à ma table : « Rachid, tu as pêché... »). La seule grosse déception a été la musique : rien n'a été prévu pour qu'on danse à la fin. C'est vraiment dommage, d'autant qu'il y avait pleins de jolies filles à inviter (oui, les JNRDM, c'est pour créer des liens entre les labos).

Heureusement, au lien de danser, on a passé du temps à discuter, et en fait il y a pleins de gens qui bossent pas loin de nous et qu'on ne connaît pas, notamment les thésards du L2MP à Marseille. J'ai même rencontré quelqu'un qui est en thèse à ST Rousset.

Mercredi 16 mai

Même si le gala ne s'est pas terminé tard (il y en a quand même qui ont prolongé), il y a peu de personnes pour la session du mercredi matin, qui débutera en retard.

Pourtant, c'était à mon avis la matinée la plus intéressante sur les sessions invitées. On a eu la présentation de DelfMEMS, entreprise créée par un thésard. L'entreprise fait des systèmes mécaniques électromagnétiques qui servent à faire des antennes multi-réseaux pour les téléphones portables (à ce que j'ai compris).


Présentation de l'ABG

La dernière session invitée a été celle d'une représentante de l'ABG. Elle nous a conseillé le site futuris. La présentation a été très motivante, et a prouvé à ceux qui en doutaient qu'une thèse c'est un atout et pas une tare, et que l'emploi des thésards est bon. On verra bien.

Ensuite, il y a eu la remise des prix pour les posters et les présentations.

La dernière session invitée a été faite par un cabinet de conseil en propriété industrielle. Le type qui a fait la présentation était l'archétype du présentateur chiant : costard, voix lente, cheveux gris, présentation molle. Heureusement, le sujet m'a bien intéressé, notamment quand il a insisté sur le fait que les logiciels étaient brevetables.

J'ai pris le transparent en photo pour bien m'en rappeler : les lignes de de code sont protégées par le droit d'auteur, mais ce qui est brevetable, c'est le fond (algorithme, architecture,...).
À ce que j'en ai compris, comme de toutes façons les math ne sont pas brevetables, ces brevets logiciels ne s'appliquent que dans certains cas assez particuliers et ça doit être assez difficile de prouver qu'un algorithme ne découle d'aucun autre et n'est pas une application d'une formule de math.


JNRDM 2007 : c'est fini !

La conférence s'est achevée vers 13h, et on est allé manger au RU, avant de s'en aller au train. Merci aux organisatrices et aux organisateurs surtout pour tout ça : les pauses café, la gestion des posters, le site web, l'informatique qui marche (pas un seul retard technique) et le sourire qu'ils ont même quand il faut pas beau dehors.

Les JNRDM, pour moi, c'est fini, et c'est bien dommage (snif !).

Bilan technique

Ce que je retiens techniquement de cette année :

  • La tendance de l'année, c'est les antennes radio multiprotocoles (GSM, WiFi, UMTS, etc.)
  • Il y a encore moins de sécurité que l'année passée
  • La conférence est très ouverte aux spécialités « périphériques » : informatique, biologie, physique, chimie, probabilités
  • Les transparents sont parfois très bons par construction (le modèle du CEA-LETI a l'air d'avoir fait ses preuves) et d'autres n'ont même pas dû être vérifiés (contraste illisible).
  • Pour les présentations de l'année prochaine : les meilleures présentations sont celles qui sont vulgarisées et qui présentent clairement la contribution du thésard.

Retrouvez toutes mes photos des JNRDM, sur ma galerie JNRDM 2007.

Le Caire, terre touristique hostile

Ajouté le lundi 8 janvier 2007 à 22h11 / ma vie mon boulot

Comme je suis en thèse, il est bon que je publie des articles sur mon travail. J'ai proposé un article à une conférence au Caire (IWSOC 2006). La conférence s'est déroulée du 27 au 28 décembre 2006.

Je vais vous faire un récit de mon voyage de 3 jours avec plein de détails et de photos sur tout comme un touriste japonais. Ne vous attendez pas à voir des pyramides ou d'autres monuments, en 3 jours, avec la conférence, je n'ai rien visité.

Départ de Genève, arrivée sur les rotules

Me voilà le 26 décembre, tout joyeux de la fête de la veille, prêt à aller présenter mon papier à IWSOC, au Caire.

Je suis à l'aéroport de Genève, pour un trajet Genève-Amsterdam-Le Caire avec KLM, en train d'attendre de pouvoir embarquer (3 heures d'avance, c'est un peu beaucoup finalement...). Bonne nouvelle : l'avion pour Amsterdam a 10 minutes d'avance, c'est toujours agréable quand on attend....

Coucher de soleil en vol

Juste après le décollage, on est passé par dessus les nuages, et c'était très joli puisque c'était justement le coucher du soleil.

Ensuite est arrivée la « collation » : un sandwich rectangulaire au fromage avec un cube de jus d'orange. C'était pas mal. À l'arrivée d'Amsterdam, je reconnais l'aéroport : c'est celui où les avions passent sur un pont par-dessus l'autoroute !!!

Avion KLM (Boeing Douglas MD-11)

Mauvaise nouvelle : le vol prévu à 20h50 est repoussé à 23h55 ! Pourtant, l'avion a l'air d'être là. Sachant qu'il y a 4h20 de vol et que je perds une heure dans le décalage, ça me fait arriver à 5h15 heure locale (4h15 heure française) !

Et là, comme j'ai le temps, je vais discuter au stand KLM. L'hôtesse me remet alors le « Service Recovery Package » qui contient une carte pour appeler 5 minutes dans le monde entier, 10€ pour manger (ou alors des points fidélité), une réduction de 50€ à valoir sur un billet d'au moins 150€ et un questionnaire de satisfaction.

Bon, ben, on va manger, alors.... Bien sûr, je me mets à un endroit où il y a des gros panneaux wifi. Ha tiens, l'heure est passée de 23h55 à 23h.... Bon, je vais quand même tester le wifi en attendant : WEP, WPA et 1 réseau ouvert. Enfin, ouvert, c'est vite dit : portail captif, avec accès payant....

La carte avec les 5 minutes, elle marche pas. Déjà, quand je l'ai grattée, le truc gris était tellement dur que j'ai failli arracher le papier avec. Ensuite, le numéro gratuit à appeler sonnait occupé : Génial.

Sur le questionnaire de satisfaction, ils demandent si le personnel donne de bonnes informations sur la cause du retard. J'ai demandé, et on m'a dit que c'était un « technical problem », ce qui serait cohérent avec le fait que l'avion est là, et que l'heure de départ a été avancée pendant que je mangeais.

Une ville vue d'avion, la nuit
Repas KLM (Amsterdam-Le Caire)

Finalement, on embarquera à 21h56. L'avion a des écrans et des écouteurs sur les accoudoirs (Boeing Douglas MD-11). On a survolé l'Allemagne de nuit : c'est joli les villes illuminées et reliées par des routes qui forment des lignes de lumières. Le repas est plus consistant, puisque le trajet est plus long : le plat chaud, en bas sur la photo, c'est du poulet et une sorte de riz, avec une sauce tomate basilique.

Arrivée à l'aéroport du Caire. On sent la différence avec les aéroports européens : des navettes viennent nous chercher à la descente de l'avion, alors qu'en Europe, on passe directement de l'aéroport à l'avion. Il faut un visa que j'obtiens sur place juste avant de passer la douane. La monnaie locale est la livre égyptienne : 1€ = 7,5 livres égyptiennes (£) (ce qui revient presque à des francs français).

Je récupère ma valise, un type en costard avec une cravate hachurée rouge/orange et un badge en arabe me propose de m'appeler un taxi. Je refuse, le type m'explique qu'il est payé par le gouvernement, qu'il faut avoir une autorisation pour être là où il est et que de toutes façons, je vais devoir prendre un taxi.

Je le suis, je lui demande combien pour aller à mon hôtel : 14€ (soit 105£) ! Mon frère, qui est déjà allé en Égypte, m'a dit qu'il prenait le taxi pour 10£ pour des petits trajets. Je décide d'aller voir un autre stand de taxi dans l'aéroport pour leur demander combien vaut un aller en taxi vers mon hôtel. On me répond 15-20€.... J'ai payé en livres égyptiennes (80£, ce qui fait un peu plus de 11€).

J'apprendrais plus tard que je me suis fait avoir, que les taxis sont à négocier avant la montée aux alentours de 5 à 20£ et que j'ai probablement pas eu de chance de me renseigner sur un stand encore plus escroc que celui qui m'a arnaqué (à 4 heures du matin, quand même...).

Jusqu'à l'hôtel (Pharaoh Egypt), je vais découvrir Le Caire de nuit : c'est dégueulasse, les gens conduisent n'importe comment mais les mosquées sont superbes, toutes illuminées.

Arrivée à l'hôtel. La chambre est vieille, limite propre (cheveux dans la salle de bain et sur un lit) mais heureusement calme (chambre 307). Je n'aurai droit à la vue que le lendemain (heureusement). Un peu avant 5h, j'ai une grosse soif, et comme on peut pas boire celle du robinet, je suis allé à la réception. Comme le type parle mal anglais, je comprends que je peux acheter de l'eau au 4ème et au 6ème étage. Et je parcours l'hôtel, avant de m'apercevoir que c'était juste l'étage au-dessus de la réception.

Si l'espéranto était la langue internationale, le réceptionniste aurait eu moins de mal à se faire comprendre (ou à me comprendre ?).

Avec 2 bouteilles de 1,5 litres, je devrais survivre 2 jours, surtout qu'il doit y avoir tout ce qu'il faut le midi à la conférence.
5h14 environ : dodo !

27 décembre : conférence, présentations & rencontres

Ma chambre

Réveil à 8h30, ouais, enfin, 9h.... Oups, j'ai pas compté le décalage horaire, il est déjà 10h ici (et je me suis couché à 6h14...). Je mange un genre de pain au chocolat mais avec du fromage de chèvre à la place du chocolat, 2 tranches d'un genre de gruyère sans trous, le tout en buvant un jus d'orange qui a l'air d'être reconstitué à partir de poudre.... Je vous rappelle l'hôtel : Pharaoh Egypt.

Je demande à la réception combien de temps il faut pour aller à l'hôtel Grand Hyatt Cairo (où se déroule la conférence). Après avoir reformulé 3 fois ma question (c'est pas le même réceptionniste que la veille, pourtant), il me dit environ 30 minutes. Je lui dit que je veux un taxi. Il transmet ça au portier/bagagiste qui arrête un taxi et vient me dire que ça fera 15£ (2€). J'accepte mais je dis que j'ai pas de monnaie, j'ai qu'un billet de 100£. Le type du taxi dit qu'il peut en faire. Je monte avec lui, il s'arrête faire de la monnaie (100=5x20), sauf qu'il m'arnaque encore parce que je suis obligé de lui donner un billet de 20, et bien sûr, il a pas de monnaie. Ils commencent vraiment à me gonfler ces taxis de l'arnaque.

J'arrive à la conférence, je reçois la « sacoche garnie » d'une dame qui parle un excellent français sans accent. J'arrive à la bourre, juste après la pause café. La conférence du matin est composée de présentations d'industriels (MentorGraphics, Intel, ...) qui essayent d'impressionner le ministre de l'industrie présent pour qu'il investisse dans le secteur. Qu'est-ce que je fais là ? Ha tiens, c'est drôle, 2 présentateurs ont des slides en commun....

12h (enfin, 13h local) : À table ! Pas très loin de moi, j'entends un accent français dans une conversation en anglais (je sais qu'il y a un autre papier français publié dans la conférence).
Et là, sans le savoir, je viens de sauver mon séjour au Caire. Katell (oui, c'est son prénom) vient du TIMA à Grenoble et présente ici le papier d'un thésard qu'elle encadre. Elle est arrivée il y a une semaine avec son conjoint Olivier et elle connaît déjà bien le fonctionnement de tout ce petit monde.

Escaliers du Grand Hyatt Cairo

Le repas du Grand Hyatt est sympa, bien présenté (c'est déjà pas mal, au Caire). Au milieu de repas, un type de MentorGraphics a commencé à faire sa pub. C'est la 1ère fois que je vois ça : une conférence pendant qu'on mange !!! Même si MentorGraphics donne des goodies (2 cerceaux qui se déplient façon tente Quechua et dont on sait pas à quoi ça sert), je suis bien content de pas utiliser de logiciels qui viennent de cette boite qui m'empêche de manger tranquillement (oui, j'ai pas beaucoup dormi, ça fout les boules).

L'après-midi, les conférences scientifiques ont commencées. Les thèmes étaient très variés, souvent éloignés du SoC pour le temps réel. Les présentations m'ont permis de bien voir tout ce qu'il faut pas faire : police trop petite, transparent trop plein, chinois avec un gros accent qui lisait mot pour mot ses transparents, formules mathématiques à faire pâlir une TI-89, rouge foncé sur bleu foncé, etc. J'espère faire mieux demain, quand même. Le summum a été atteint quand une égyptienne a présenté un état de l'art du reconfigurable (différence entre CPU et ASIC, etc.). Ses copines était dans la salle en train de la filmer ! Autant dire que la salle, déjà moins remplie que le matin, a été désertée.

Le niveau scientifique de la conférence n'a pas l'air exceptionnel, ce qui est inhabituel pour une rencontre IEEE, mais je vais pas me plaindre, ça me permet d'avoir une publication dans un workshop IEEE avec un papier sans résultats.... Cependant, on m'a dit que le taux d'acceptation était pas mauvais (je sais plus si c'était 34 ou 37%). À mon avis, faire une conférence au Caire entre les fêtes de Noël a du décourager pas mal de monde.

Katell & Olivier

Dans le Grand Hyatt, on a bu un coup et discuté avec Katell et Olivier :

  • « 80£ le taxi ! »
  • « Il faudra leur demander ce que c'est le cadeau Mentor qui se déplie tout seul »
  • « 3ème année de thèse ? Bon courage ! »
  • « L'ESIL ? Ha ouais, j'avais postulé là-bas »
  • « Mais si, au Caire, il y a des endroits magnifiques »
  • « Et encore, regarde sur le guide, ils disent que des faux représentants des hôtels essayent de te faire aller dans un autre hôtel en te faisant croire que ta réservation est annulée... »

Ensuite, on a pris un taxi négociée par Katell (10£ pour nous 3 !) pour aller... je sais pas trop où, vu que je suivais, et que la seule chose que je savais, c'est qu'on allait manger ensuite. J'ai vu des rues du Caire, celles où les taxis klaxonnent en continu, où des policiers arrêtent les voitures au feu rouge quand des occidentaux veulent traverser (oui, sinon les voitures circulent au rouge...). Si on tient à la vie, il ne faut jamais traverser les routes. Les cairotes le font, mais ça passe à 5cm assez souvent.

On a mangé à l'Arabesque, joli restaurant très recommandable avec un maître d'hôtel parlant français. Avec entrée + plat (copieux !) + eau + tisane pour 93£, soit 12,5€. Enfin, on est rentré par taxi pour 5£ chacun. Ha tiens, l'hôtel m'a mis des serviettes aujourd'hui. Allez, au dodo, je présente demain et il y aura soirée de gala le soir...

28 décembre : taxi jaune, présentation par un bleu, croisière dans le noir

Le petit déjeuner est identique au premier. Heureusement que je reste que 2 jours. La veille, j'avais demandé à mon hôtel, sur les conseils de Katell, de me demander un « Yellow Cab » pour 10h (c'est des taxis jaunes, aussi appelé « Cairo Cab »).

Apparemment, ils ont oubliés. Le responsable taxi/bagagiste me dit qu'il a un taxi, mais noir et blanc. Je lui dit que je veux un Yellow Cab. Je le vois traverser la rue en courant, sûrement pour arranger l'histoire. Finalement, j'aurai mon taxi jaune pour 10h local.

Tout est différent en taxi jaune : le conducteur mets sa ceinture, il y a un compteur et un ticket pour pouvoir se faire rembourser. Le conducteur ralentissait même pour que je puisse prendre des photos. Avec un taxi jaune, on commence à payer dès qu'on l'appelle : j'avais 3,5£ en montant dans le taxi, et ça a fait 10,1£ au total. Pas de monnaie, ça fait 11£, mais avec le ticket, ça sera remboursé...

Présentation de Graham Julien

Au Grand Hyatt, j'arrive pour la présentation de Graham Julien. Les transparents sont super bons, très bien faits, les transitions sont douces... Ha ! C'est un Mac ! Il faudra que je trouve ces effets-là sur OpenOffice.org. Il y a plein d'effets à reprendre, comme l'écriture en blanc avec ombre noire, sur fond foncé. En fait, ça doit même être le style par défaut. Les transparents sont pas chargés, des images, des tableaux, des figures et plein de vidéos. La présentation était sur les technologies du futur pour les SoC et le contenu était vraiment très bien (« We can't predict future, so let's predict present »).

Après la pause café, il y a eu une présentation sur le partitionnement dans la conception de circuit. Sur la forme, c'est pour la 3ème fois le style par défaut qui a été utilisé (oui, celui avec les 3 carrés rouge, bleu et jaune). Sur le fond, je trouve assez drôle de devoir accélérer la conception de circuit en utilisant des circuits spécialisés : ça me fait penser aux principes de compilation selon lesquels on peut écrire un compilateur qui se compile lui-même.

Pendant la présentation, le présentateur a dit qu'il espérait que ses animations marcheraient parce qu'il a préparé ses transparents avec Office 2000. Bien sûr, ça n'a pas bien marché : au lieu de se remplacer, les inscriptions s'empilaient et ça devenait illisible.
Mais ça n'a gêné personne : tout le monde trouve ça normal. Alors que quelqu'un qui vient avec un fichier PPT créé avec OpenOffice.org est moins bien considéré dès qu'il y a un petit truc qui marche pas.
La prochaine conférence que je fais, je demanderai s'il est possible d'avoir OpenOffice.org sur l'ordinateur pour présenter.

Ensuite, il y a encore eu quelques présentations dont une sur les NoC (ha tiens, 4 fois le même style) et une autre sur la modélisation en Java (au même niveau que SystemC ou SystemVerilog), avec comme exemple SIP (oui, le protocole utilisé en VoIP).

À midi, on a mangé avec un canadien sympa (Shawki Areibi) qui m'a dit de pas manger de poulet en Égypte. L'après-midi, je vais apprendre que c'est lui le chairman de ma session.

Je présente la DFA

15h41 (local) : Ça y est, je viens de présenter, ça a été difficile de gérer l'anglais et le stress en même temps et j'étais partagé entre l'improvisation en cherchant mes mots ou la lecture des mes notes. Mais bon, j'ai quand même eu une question à la fin et c'était même pas le chairman (normalement, quand personne ne pose de question, le chairman en pose une pour être sympa, s'il y a le temps).

15h45 : Pause café, et pause prière dans la salle de conférence. C'est un peu abusé quand même, mais bon la laïcité, c'est difficile à intégrer quand on est la première religion du pays....

Pour la prochaine fois que je fais une présentation en anglais, il faudra vraiment éviter d'écrire ce que je dois dire. Ça m'a bien servi pour pas perdre le fil, mais c'est pas vraiment optimal. Je pourrais écrire seulement l'introduction et l'apprendre par coeur, histoire de savoir comment commencer. Ou alors écrire seulement le début pour chaque transparents et les passages clés. Mais je pense qu'il faut surtout répéter la présentation par dizaine de fois pour fluidifier la prononciation.

Côté transparents, il y a des petits trucs à changer. Pour une présentation courte, il ne faudrait pas remettre le plan tous les 3-4 transparents. La présentation d'un algorithme est vraiment compliquée, même si c'est la seule chose un peu originale que j'avais à présenter. Katell m'a aussi conseillé de présenter le plan après l'introduction, puisque c'est une fois le contexte connu qu'on comprend la démarche. Pour le plan, une chose est très claire : il faut utiliser des mots simples. C'était le cas à l'origine, mais après plusieurs « relectures externes », « Introduction » et « Conclusion » sont devenus « Context » et « Future work », ce qui est quand même bien moins explicite.

Ensuite, Katell a présenté son article sur la génération de vecteur de test vérifiant des propriétés écrites en PSL. Sur la photo, vous pouvez voir les jolis transparents réalisés en LaTeX. Quand on pense au pauvre présentateur auquel il manquait un tableau dans sa présentation parce qu'il avait pas la même version de PowerPoint. Finalement, pour présenter, il vaut encore mieux être sous Linux, en utilisant LaTeX ou OpenOffice.org, et profiter du format PDF.

Fausse roche et vrais poissons au Grand Hyatt

On est allé boire un verre en bas de l'hôtel, et puis on s'est baladé pour voir tous les commerces à l'intérieur de l'hôtel. L'hôtel est très classe et très cher, même pour un occidental. À l'intérieur de l'hôtel, il y a des grosses colonnes en faux marbre et de la fausse roche avec des aquariums incrustés dedans.

Arrivée sur la bateau
Spectacle sur le bateau

À 19h30 (local), on a embarqué sur le bateau du Grand Hotel Cairo pour un dîner sur le Nil. Il y a une scène dans la salle où on a mangé. Tout d'abord, il y a eu un chanteur et une chanteuse qui sont venus faire musique de fond pendant que tout le monde se jetait sur le buffet.

On a bien mangé, et ensuite sont arrivés les « danseurs ». J'utilise des guillemets parce que j'aurai pu en remplacer un au pied levé. Ensuite est arrivée la « danseuse » du ventre. Là, j'aurai pas pu la remplacer, mais c'était très largement en dessous de la jolie russe que j'ai connue lors de mon voyage en Espérantie et qui était pourtant une amateure.
Ce voyage en bateau est donc un truc pépère pour touristes....

De retour à mon hôtel, j'ai pris quelques photos, qui n'ont rien à voir avec le luxe du Grand Hyatt ;). J'ai demandé une réservation pour un taxi jaune le soir, en essayant de pousser pour que le réceptionniste le réserve devant moi, sans succès.

29 décembre : retour de l'autre côté de la méditerranée

3h française, 4h local : réveil.

3h45 : vérification que le taxi jaune a bien été commandé, ce qui était le cas (ouf!). J'ai essayé de négocier avec le taxi jaune, au sujet de la sortie payante de l'aéroport. Il voulait 10£ pour payer le péage de sortie de l'aéroport. Je l'ai payé en arrivant, pourquoi je devrais le payer au départ ? Réponse : parce que lui, il doit sortir, et qu'il va prendre personne pour sortir.
Je pense qu'on peut demander à sortir du taxi avant l'entrée dans l'aéroport, ce qui fait 100m de plus à marcher, mais évite le racket de l'aéroport, sachant que le taxi jaune retourne illico au centre du Caire après la dépose.
Ceci dit, le fait que je me mette à négocier ça vers 4h du matin montre bien qu'au final, dans ce pays, un touriste finit par suspecter tout le monde et c'est bien regrettable.

Le trajet pour le retour : Le Caire-Paris-Genève, avec Air France. À l'embarquement, on est déjà en France, et ça fait bien plaisir. Plus personne ne vous voit comme un portefeuille sur pattes.

Repas Air France (Le Caire-Paris)

Pour Le Caire-Paris, j'ai voyagé en Airbus A330 : la grand classe. C'est un peu un Grand Hyatt avec des ailes, et sans le marbre. La bouffe était très bien pour un petit déjeuner. J'ai même pu me faire des tartines. Contrairement à l'aller, 1 siège sur 2 ou 3 était occupé.

Par contre, pour Paris-Genève, j'étais dans un Airbus A320 plus très jeune, et même la bouffe était moins bien.

Bilan

Un grand Merci à Katell et Olivier

Sans leur précieuse aide, j'aurai encore moins vu Le Caire, et j'aurai manqué pas mal de trucs. J'ai aussi apprécié les conseils de Katell pour ma présentation et ma thèse.

Une publication internationale de faite

Même si je pense qu'il n'est pas d'un niveau satisfaisant pour moi, mon article a donc été publié dans les actes (proceedings) du IEEE International Workshop on System-on-Chip for Real-Time Applications. Les conférences IEEE sont plutôt bien vues dans le milieu, donc c'est positif pour l'image.

Comment se comporter en Égypte

  • Négocier
  • Ne jamais montrer son argent, sinon le vendeur ajuste son prix
  • Toujours avoir le compte juste, le vendeur n'a jamais de monnaie
  • Toujours négocier
  • Ne pas hésiter à aller au conflit (verbalement), ça débloque pas mal de choses
  • Ne faire confiance qu'aux autres touristes : pour tous les autres, vous n'êtes qu'un portefeuille (c'est valable à partir de l'aéroport)
  • Toujours négocier avant : après, le vendeur a plus aucune raison de baisser le prix, c'est déjà acheté.

Air France vs. KLM

La différence est surtout au niveau des avions. Le repas est meilleur chez Air France que chez KLM sur les longues distances, mais sur les petites distances, c'est l'inverse.

Je sais toujours pas à quoi sert le cadeau MentorGraphics

C'est 2 cerceaux dans de la toile de tente synthétique, qui se déplie comme chez Décathlon. Là où c'est drôle, c'est pour replier après... Tout déplier, ça fait un genre de rectangle. C'est peut être un truc à mettre sur le pare-brise.

30 décembre, Le Caire me rattrape

Dernier détail : ne pas boire l'eau du robinet, même pas une gorgée.

Je suis pourtant assez résistant, mais le 30 décembre, je l'ai passé couché (impossible de se tenir assis), probablement en raison d'une gorgée d'eau du robinet.

Bon, d'accord, il y avait aussi un peu d'indigestion du tandem raclette et vacherin chocolat, mais normalement ça s'arrête une fois le trop plein rendu (je suis un poète, hein).

Mon conseil : si ça vous arrive, asséchez-vous. Arrêtez de boire et quand vous aurez la bouche sèche, commencez par du Coca sans bulles. C'est normal d'avoir un peu mal aux reins le lendemain.

Fils RSS chez IEEE

Ajouté le vendredi 14 juillet 2006 à 00h24 / informatique web mon boulot

Dans mon domaine de recherche, l'un des principaux fournisseurs de publications scientifiques est IEEE Xplore (conjointement à Google Scholar). Le problème, c'est qu'il faut suivre régulièrement les dernières publications, et que c'est TRÈS long.

Heureusement, je viens de découvrir les fils RSS des publications IEEE, ce qui me permet chaque matin de savoir s'il y a du nouveau ! L'accès aux articles complets en PDF reste payant (et c'est très très cher).

Premiers résultats

Ajouté le mardi 20 juin 2006 à 23h59 / mon boulot

Comme vous le savez, je fais une thèse sur l'injection de fautes dans les circuits (si vous le saviez pas, c'est ici : Ma thèse).

Jusqu'à maintenant, j'ai développé un outil d'injection de fautes automatisé, que j'avais testé sur des circuits de mon invention.

Aujourd'hui, chez ST, j'ai pour la première fois lancé mon outil sur un circuit qui n'a pas été conçu par moi (un "vrai" circuit), et après quelques corrections, mon outil a fait correctement son boulot.

Il y a "plus qu'à" valider des hypothèses scientifiques avec et à écrire des papiers sur les résultats.

Enregistrement de l'émission de Radio Grenouille

Ajouté le vendredi 16 juin 2006 à 01h15 / mon boulot

J'avais annoncé la diffusion de mon interview sur Radio Grenouille.

J'ai enregistré le flux OGG fournit sur le site web, que j'ai retouché avec Audacity, un logiciel de traitement du son sous Linux.

Pour l'écouter, il suffit de télécharger l'enregistrement de l'émission (44,7 Mo) et de l'écouter avec votre lecteur préféré.
Le format OGG est un format ouvert, si vous n'arrivez pas à le lire, il faut blâmer votre logiciel.

Je commence à parler à partir de la 7ème minute jusqu'à la 26ème minute.

Pour ceux qui se demandent comment j'ai réussi à enregistrer l'émission tout en l'écoutant, voici la ligne de commande :

vlc -v http://live.grenouille888.org:8080/live.ogg --sout '#duplicate{dst=display,dst=standard{dst=grenouille.ogg,mux=ogg}}'

Ma thèse sur Radio Grenouille

Ajouté le dimanche 11 juin 2006 à 16h02 / ma vie mon boulot

Le 17 mai, je suis allé parler de ma thèse sur Radio Grenouille, une radio associative situé à la Friche la Belle de Mai à Marseille.

Je vais être diffusé le mercredi 14 juin à 10h. Si vous habitez la région de Marseille, c'est sur 88.8 FM. Sinon, c'est sur la page d'écoute en direct du site web pour écouter la radio en OGG ou en MP3.

À propos de l'auteur

photo Olivier FAURAX Olivier FAURAX

D'un naturel joyeux, positif et curieux, je m'intéresse à beaucoup de choses parmi lesquels la salsa, l'espéranto, la plongée mais surtout l'informatique, le web et Linux.

Même si j'aime programmer, je m'intéresse également aux aspects d'ergonomie, de design et de marketing.

Si vous pensez avoir du travail pour moi, il y a mon LinkedIn et mon CV.

M'écrire : olivier+blog@faurax.fr

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